Antitrust Letter #21

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The “Antitrust Letter” is a monthly series of articles written in french and english by founding member Thibault Schrepel. Each month’s release analyzes major changes within United States antitrust law and legal precedents, whilst contrasting and occasionally drawing parallels to European antitrust legal issues.

« Antitrust Letter » est la chronique mensuelle du Concurrentialiste rédigée par Thibault Schrepel, l’un des membres fondateurs de la revue. Chaque nouveau numéro a pour objet d’étudier les événements marquants liés au droit de la concurrence américain. Publiée en français et en anglais, cette lettre est également l’occasion d’établir une étude comparative avec le droit européen de la concurrence.

Antitrust Letter #21 PDF: here

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Table of contents / Sommaire

The DoJ gives some indications on its policies in term of essential patents and SSOs
Le DoJ donne des indications en matière de brevets essentiels et de SSOs

The Supreme Court rules in North Carolina State Board of Dental Examiners v. FTC
La Cour Supreme rend sa décision dans l’affaire North Carolina State Board of Dental Examiners v. FTC

FTC’s commissioner Wright calls for a vote on new guidelines for the FTC Act Section 5
Le commissaire Wright appelle la FTC a voter sur les lignes directrices à la Section 5 du FTC Act

Bill Baer gives a new speech on antitrust policies
Bill Baer délivre un nouveau discours en matière de politique concurrentielle

American Express sanctioned by the Eastern District of New York
La société American Express condamnée par le Eastern District of New York

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(English version) The DoJ gives some indications on its policies in term of essential patents and SSOs

The DoJ gives some indications on its policies in term of essential patents and SSOs On February 2, 2015, the DOJ issued its business review letter addressed to the IEEE(1). The IEEE (« Industrial of Electrical and Electronics Engineers ») is a professional organization which implements production standards. The IEEE, therefore, acts as a standard setting organization. Several patents (so-called « essential patents ») are necessarily included in its standards. The condition for these patents to be incorporated is that the holder has to agree to grant Fair, Reasonable and Non-Discriminatory (« FRAND ») licenses to any person who requests so. The IEEE asked the DoJ to analyze its new internal rules on licensing.

The DoJ preliminarily reminds that there isn’t one single way to determine a policy for SSOs. Furthermore, its analysis assumes that standards offer significant pro-competitive benefits, (i) because they allow products interoperability, (ii) and they stimulate ex-ante competition between technologies.

Not surprisingly, the DoJ then states that FRAND agreements help to ensure the effectiveness of standards, and that any effort to determine what cover the terms « reasonable » and « non-discriminatory » should be encouraged as it increases standardization legal certainty. The DoJ argues that clarifying what cover the concept of FRAND agreements allows (i) to increase competition between patents before the standard is taken, (ii) to reduce the amount of litigation once the standard is adopted, (iii) and to amount the number of patent « hold-up. »

The DoJ makes it clear that any change of SSOs’ internal rules may create an antitrust law violation if these changes tend to favor special interests.

In the specific case, the new rules issued by the IEEE provide that when two companies can not agree on the value of a license, the holder of an essential patent « shall neither seek nor seek to enforce a Prohibitive Order… unless the implementer fails to participate in, or to comply with the outcome of, an adjudication, including an affirming first-level appellate review. » The DoJ considers this new obligation to fall in line with its jurisprudence, and that it encourages companies to agree on the terms of a license without introducing a lawsuit. Yet, in the Motorola v. Apple decision, the Federal Circuit held that « an injunction may be justified where an infringer unilaterally refuses a FRAND royalty or unreasonably delays negotiations to the same effect ».(2) A contradiction appears between these two reasonings.

The new rules also define what the terms « reasonable rate » should cover. The definition falls consistent with the recent jurisprudence Ericsson, Inc. v. D-Link Sys, where judges considered that only the intrinsic value of the technology is to be considered, and not the value added to the entire standard. These rules also provide that the holder of an essential patent can not refuse to grant a license depending on the stage of production for which the patent will be used. Lastly, they enact that the holder of an essential patent who has granted a FRAND license may request a license on the essential patents hold by the licensee. Overall, the DoJ approves the new IEEE’s rules which mark the introduction of a real interventionist policy in FRAND agreements’ negotiations.

Overall, the DoJ approves the new IEEE’s rules which mark the introduction of a real interventionist policy in FRAND agreements’ negotiations.

(French version) Le DoJ donne des indications en matière de brevets essentiels et de SSOs

Le 2 février 2015, le DoJ a publié sa réponse (« Business Review Letter ») adressée à l’IEEE(1). L’IEEE (« Industrial of Electrical and Electronics Engineers ») est une organisation professionnelle chargée de déterminer des standards de production. Elle agit donc en tant qu’organisme de normalisation (dit « standard setting organization », ou « SSO »). Dans le cadre de ces activités, de nombreux brevets sont nécessairement intégrés dans ses normes (ce sont alors des brevets dits « essentiels »). La condition pour que ces brevets soient effectivement intégrés est que les détenteurs acceptent de délivrer des licences dites Fair, Reasonable and Non-Discriminatory (« FRAND ») à toute personne qui en ferait la demande. C’est précisément dans le cadre de cette activité que l’IEEE a demandé au DoJ d’analyser ses nouvelles règles internes en matière de licences.

Le DoJ rappelle à titre préliminaire qu’il n’y a pas une seule et unique façon de déterminer une politique pour les SSOs. Par ailleurs, son analyse postule que les « standards sont pro-concurrentiels » (i) en ce qu’ils permettent l’interopérabilité des produits, (ii) et qu’ils stimulent la concurrence entre technologies au moment de leurs adoptions.

Sans surprise, le DoJ énonce ensuite que les accords FRAND permettent d’assurer l’efficacité des standards, et qu’ainsi, toute initiative visant à déterminer les termes « raisonnable » et « non-discriminatoire » doit être encouragée tant elle augmente la sécurité juridique liée à la standardisation. En ce sens, le DoJ indique que la clarification de ce que couvre la notion d’accord FRAND permet (i) d’augmenter la concurrence entre brevets avant que le standard ne soit adopté, (ii) de réduire le nombre de litiges une fois le standard adopté, (iii) et de réduire le nombre de « patent hold-up ».

Le DoJ prend soin de préciser que tout changement des règles internes d’une SSO peut être l’objet d’une violation du droit de la concurrence, si tant est que ces changements tendent à favoriser des intérêts particuliers.

En l’espèce, les nouvelles règles édictées par l’IEEE prévoient que, dans le cas où deux sociétés ne pourraient trouver un accord sur la valeur d’une licence, le détenteur d’un brevet essentiel ne pourra pas introduire une injonction visant à interdire la commercialisation d’un produit (mécanisme du « Prohibitive Order ») tant que la voie de la médiation n’aura pas été tentée et qu’une première décision de justice n’aura pas été rendue. Le DoJ juge que cette nouvelle obligation s’inscrit en conformité avec la jurisprudence et qu’elle incitera plus encore les parties à s’accorder sur les termes d’une licence sans introduire une action en justice. Pourtant, dans la décision Motorola v. Apple, le Federal Circuit avait jugé qu’une « injonction peut être justifiée lorsque la partie qui viole le brevet refuse une licence FRAND ou retarde la négociation de façon déraisonnable »(2). Une contradiction apparaît ainsi entre ces deux raisonnements.

Enfin, les nouvelles règles définissent ce que le terme de « raisonnable » doit recouvrir. Elles s’inscrivent en accord avec la récente jurisprudence Ericsson, Inc. v. D-Link Sys, considérant que seule la valeur intrinsèque de la technologie doit être considérée, et non la valeur ajoutée au standard. Ces règles prévoient également que le détenteur d’un brevet essentiel ne pourra refuser l’accord d’une licence en fonction du stade de production pour lequel le brevet sera utilisé. Dernièrement, ses nouvelles règles édictent que le détenteur d’un brevet essentiel qui a accordé une licence FRAND pourra demander une licence du même type à l’un de ses licenciés qui détient un autre brevet essentiel.

Non sans relever quelques possibles effets anti-concurrentiels, le DoJ donne son approbation à ces nouvelles règles qui marque l’introduction d’une véritable politique interventionniste dans les négociations des accords FRAND.

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(English version) The Supreme Court rules in North Carolina State Board of Dental Examiners v. FTC

In this case, the North Carolina State Board of Dental Examiners (the professional organization for North Carolina’s dentists) had sent many letters asking several unlicensed practitioners to stop providing dental services (including teeth whitening). The FTC had found a restriction of competition in violation of the Section 5 of the FTC Act and the Section 1 of the Sherman Act. On appeal, the judges confirmed the violation of antitrust law and rejected the argument related to the « state action doctrine » according to which one the Board was immune from antitrust law.

The question before the Supreme Court was not whether a violation of antitrust law was characterized, which seemed to leave no real doubt, but whether these practices could be exempted under the aforesaid doctrine that immunizes (anti-competitive) actions conducted by the States. Let’s recall that these practices can be immune if it is shown that the State made an active supervision in the alleged practices.

The Supreme Court ruled that the State of North Carolina had not made such a supervision. Indeed, the Board was composed of many dentists who had a particular interest in the prohibition of the described practices, an interest distinct from the one of the State. The fact that the State of North Carolina has created the Board has been deemed insufficient for the « state action doctrine » to be applied.

This decision removes the de facto immunity of professional organizations which sometimes use their powers to restrict competition.(5) From today, the fact that anti-competitive practices are committed within these organizations will not be enough to exempt these practices from antitrust law..

(French version) La Cour Supreme rend sa décision dans l’affaire North Carolina State Board of Dental Examiners v. FTC

Le 25 février 2015, la Cour Supreme des Etats-Unis a rendu sa décision(3) dans l’affaire North Carolina State Board of Dental Examiners v. Federal Trade Commission. Tel que nous l’évoquions à l’occasion de notre article « La Federal Trade Commission est-elle libertarienne ?»(4), cette affaire était attendue avec impatience.

Dans cette affaire, le North Carolina State Board of Dental Examiners (l’organisation professionnelle des dentistes de Caroline du Nord) avait envoyé de nombreuses lettres demandant à plusieurs praticiens sans licence de ne plus dispenser de services dentaires (notamment de blanchiment des dents). Donnant suite à ces envois, la FTC avait retenu une restriction de la concurrence en violation de la Section 5 du FTC Act ainsi que de la Section 1 du Sherman Act. En appel, les juges avaient confirmé la violation au droit de la concurrence, rejetant l’argument tiré de la « state action doctrine » selon lequel la Board était immune du droit de la concurrence.

La question posée à la Cour Supreme n’était donc pas de savoir si une violation au droit de la concurrence était bien caractérisée, ce qui ne semblait pas laisser de doute, mais de savoir si ces pratiques pouvaient être exemptées au titre de la doctrine précitée qui immunise les actions (anti-concurrentielles) conduites par les Etats américains. Au cas d’espèce, ces actions ne pouvaient qu’être immunisées s’il était démontré que l’Etat de Caroline du Nord avait tenu un rôle actif de supervision de ces dernières.

La Cour Supreme a finalement jugé que l’Etat de Caroline du Nord n’avait pas tenu un tel rôle. En effet, la Board était composée de nombreux dentistes qui avaient un intérêt particulier à ce que les pratiques visées soient prohibées, intérêt distinct de celui de l’Etat régulateur. Le fait que l’Etat de Caroline du Nord ait créé la Board a ainsi été jugé insuffisant pour que la « state action doctrine » soit appliquée.

Cette décision supprime ainsi l’immunité factuelle des syndicats d’associations professionnelles, qui utilisent parfois leurs prérogatives pour restreindre la concurrence. Ainsi, désormais, le seul fait que des pratiques anticoncurrentielles soient commises en leur sein ne suffira plus à exempter les pratiques.

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(English version) FTC’s commissioner Wright calls for a vote on new guidelines for the FTC Act Section 5

On February 26, 2015, FTC commissioner Joshua D. Wright made a speech entitled « Time for the FTC to Define the Scope of Its Unfair Methods of Competition Authority. »(6) It has been the occasion to highlight commissioner Wright’s fight for the creation of guidelines to the FTC Act Section 5.

The commissioner began by underlining that the debate on Section 5 has been considerably increased since its proposal to introduce guidelines.(7)

Joshua D. Wright emphasized that « the scope of the Commission’s Section 5 authority today is as broad or as narrow as a majority of commissioners believes it is. » Moreover, he also pointed out that the lack of clarity on what is covered by the FTC Act Section 5 relegates the text within the least influential ones in term of antitrust law policy.

Joshua D. Wright emphasized that Section 5 should not be used for cases that do not involve potentially anticompetitive practices, rejecting the inclusion of non-economic criteria. He also stressed that the text should not be used in the context of cases involving the traditional federal antitrust laws.

Joshua D. Wright has proposed three alternative definitions of what could cover the terms « unfair method of competition » (see the Appendix of his speech), underlining that it is time, after 100 years without any meaningful guidance on Section 5, to finally define its exact scope. These three definitions are subject to the vote of the other commissioners. To date, according to the information in our possession, we regret that the four other commissioners still haven’t voted, or that the result yet remains secret.

(French version) Le commissaire Wright appelle la FTC a voter sur les lignes directrices à la Section 5 du FTC Act

Le 26 février 2015, à l’occasion d’une intervention intitulée « Time for the FTC to Define the Scope of Its Unfair Methods of Competition Authority »(6), le commissaire Joshua D. Wright est revenu sur son combat pour la création de lignes directrices à la Section 5 du FTC Act.

Le commissaire a commencé par relever à quel point le débat autour de la Section 5 s’est considérablement musclé depuis sa proposition d’introduire des lignes directrices(7).

Relevant que « la portée de la Section 5 est aujourd’hui aussi large ou réduite que ce que les commissaires en place le souhaitent », il a ainsi rappelé la nécessité de mieux devenir l’application du FTC Act. De plus, tel qu’il l’a souligné, l’absence de précision sur ce que couvre la Section 5 du FTC Act a pour conséquence de reléguer ce texte parmi les moins influents en matière de droit de la concurrence.

Joshua D. Wright a par ailleurs noté que la Section 5 ne devait pas être utilisée pour des affaires qui ne concernent pas des faits potentiellement anti-concurrentiels, rejetant ainsi la prise en compte de critères extra-économiques. Il a également souligné que ce texte ne devait pas être utilisé dans le cadre d’affaires qui relèvent d’autres textes de droit de la concurrence.

Joshua D. Wright a ainsi proposé 3 définitions alternatives de ce que pourraient couvrir les termes de « unfair method of competition » (voir l’annexe de son discours), notant qu’il était temps, après 100 ans d’application de ce texte, d’en définir les contours exacts. Ces trois définitions sont soumises au vote des autres commissaires. A ce jour, les informations en notre possession indiquent à regret que les 4 autres commissaires n’ont toujours pas voté, ou que le résultat demeure secret.

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(English version) Bill Baer gives a new speech on antitrust policies

On February 6, 2015, Bill Baer gave a speech at the 4th edition of the Global Competition Review Leaders Forum.(8) He introduced his intervention by stressing that antitrust law is not synonymous with regulation, and that, the role of the DoJ is not to pick winners but to ensure a competitive functioning of the market.

He also noted that the guidelines, speeches and business review letters are helping companies to better understand antitrust law. However, he did not address the issue of the possible introduction of guidelines to the Section 5 of the FTC Act.

Bill Baer also underlined that companies that introduce disruptive products will, in a near future, generate more and more complaints from the incumbents. As a result, he argued that the regulator has to be careful not to protect these incumbents. Le Concurrentialiste welcomes these statements.

Lastly, he highlighted several cases recently handled by the DoJ in order to express few thoughts about the DoJ policy in term of merger control commitments. On this issue, Bill Baer has particularly welcomed the most recent FTC’s decisions, being probably those where heavy commitments have been taken by companies.

(French version) Bill Baer délivre un nouveau discours en matière de politique concurrentielle

Le 6 février 2015, Bill Baer a fait une intervention très remarquée à la 4ème édition du Global Competition Review Leaders Forum(8). Ce dernier a introduit ses propos en notant que droit de la concurrence n’est pas synonyme de régulation, et qu’ainsi, le rôle du DoJ n’est pas de sélectionner les gagnants, mais plutôt d’assurer un fonctionnement concurrentiel du marché.

Il a également relevé que les lignes directrices, les discours et les diverses publications du DoJ aidaient les sociétés à mieux appréhender le droit de la concurrence. Il s’est toutefois refusé à aborder la question d’une introduction éventuelle de lignes directrices à la Section 5 du FTC Act.

Bill Baer a par ailleurs noté que les sociétés qui introduisent des technologies de rupture vont, dans un futur proche, générer de plus en plus de plaintes de la part des concurrents déjà en place sur les marchés. En conséquence, il a précisé que le régulateur devait être vigilant à ne pas protéger les opérateurs dominants. Le Concurrentialiste se réjouit de ces déclarations sur une problématique majeure.

Il a enfin évoqué plusieurs affaires récemment traitées par le DoJ afin de mettre le doigt sur la politique en matière d’engagements dans le cadre du contrôle des concentrations. A ce titre, il a notamment félicité les récentes décisions de la FTC, que l’on peut imaginer être celles où de lourds engagements ont été pris par les parties.

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(English version) American Express sanctioned by the Eastern District of New York

In this case, the DoJ and 17 Advocates-General had, in 2010, brought a lawsuit against American Express, Visa and MasterCard for their practices imposing restrictions on retailers. The DoJ argued in particular that competition on the credit card market was inexistent for many years because they forbade retailers to encourage customers to pay with cards that generated fewer fees.(9)

In 2011, Visa and MasterCard had reached an agreement with the DoJ. American Express had pursued its litigation. On February 19, 2015, the United States District Court in the Eastern District of New York has finally condemned the practices implemented by American Express.(10) The exact nature of the sanctions is to be announced by the court in the coming days.

American Express has already announced its intention to appeal the decision.(11)

(French version) La société American Express condamnée par le Eastern District of New York

Dans cette affaire, le DoJ et 17 avocats généraux avaient, en 2010, introduit une action en justice à l’encontre d’American Express, Visa et MasterCard, pour des pratiques visant à imposer des restrictions concurrentielles aux revendeurs. Le DoJ soutenait notamment que la concurrence entre les frais imposés par ces trois sociétés était inexistante depuis de nombreuses années, puisque ces dernières interdisaient aux revendeurs d’encourager les clients à payer avec des cartes qui généraient moins de frais(9).

En 2011, les sociétés Visa et MasterCard avaient finalement conclu un accord avec le DoJ. Seule American Express avait poursuivi la voie contentieuse. Le 19 février 2015, la United States District Court in the Eastern District of New York a finalement condamné les pratiques mises en oeuvre par American Express(10). La nature exacte des sanctions sera communiquée ultérieurement par la cour.

La société American Express a d’ores et déjà fait part de son intention d’interjeter appel de la décision(11).

———————————— Footnotes / Notes de bas de page

  • (1) DOJ, Letter to the IEEE, February 2, 2015: link
  • (2) D. LONG, Federal Circuit rules no per se prohibition against injunctions for standard essential patents (Apple v. Motorola), Essential Patent Blog, April 25, 2014: link
  • (3) Supreme Court, North Carolina State Board of Dental Examiners v. Federal Trade Commission, No. 13-534: link
  • (4) J. BONA, La Federal Trade Commission est-elle libertarienne ?, Le Concurrentialiste, July 2014: link
  • (5) J. BONA, My Analysis of the Supreme Court’s North Carolina State Board of Dental Examiners v. FTC Decision, The Antitrust Attorney Blog, March 14, 2015: link
  • (6) J. WRIGHT, Section 5 Revisited: Time for the FTC to Define the Scope of Its Unfair Methods of Competition Authority, February 26, 2015: link
  • (7) On this topic, see the article published in the European Competition Law Review by the author of the Antitrust Letter, T. SCHREPEL, Section 5 of the FTC Act through European Guidelines. Read it over here: link
  • (8) B. BAER, Reflections on Elements of Effective Antitrust Enforcement, February 6, 2015: link
  • (9) DOJ, U.S. District Court Rules that American Express Violated Antitrust Laws, February 19, 2015: link
  • (10) United States District Court Eastern District of New York, American Express, 19 February 2015, Case 1:10-cv-04496-NGG-RER: link 
  • (11) H. STOUT, American Express Violated Antitrust Laws, Judge Rules, NYTimes, February 19, 2015: link

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